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Les dossiers


REVENUS FONCIERS : QUELLE IMPOSITION ?

Le revenu foncier imposable est égal à la différence entre le revenu brut de la propriété et les charges. Or, d’une part, tous les revenus des propriétés ne sont pas imposables et d’autre part, les charges et les déficits ne sont pas toujours traitées de la même façon…

Tour d’horizon.

QUI EST IMPOSABLE ?

Si vos revenus fonciers proviennent de la location de locaux non meublés ou de droits accessoires (par exemple redevances d’affichage…), vous devrez les déclarer sur un formulaire nďż˝ 2044. Si vous possédez des immeubles en nue propriété, classés monuments historiques, ou si vous avez acquis ou fait construire un logement neuf loué dans le cadre de l’amortissement (Périssol - Besson) ou enfin si vous avez procédé au réaménagement d’un immeuble loué dans une zone franche urbaine, c’est une déclaration 2044 spéciale qu’il vous faudra remplir. Et à chaque fois, les modalités d’impositions varient !

TOUS LES REVENUS FONCIERS NE SONT PAS IMPOSABLES !

Dans certaines circonstances, vos revenus ne seront pas imposables. Il en est ainsi lorsque vous louez à des personnes de condition modeste (titulaires du RMI, étudiants bénéficiaires d’une bourse à caractère social, organismes sans but lucratif agréés louant des logements à des personnes défavorisées). Cependant, le logement doit être conforme aux normes minimales de confort (surface habitable 9 m2 au moins pour une personne seule et 7 m2 par personne supplémentaire, doit posséder des éléments de confort : eau, wc, chauffage, etc. Enfin, le
loyer ne doit pas dépasser 336 F annuels par m2 habitable en Ile-de-France et 279 F dans les autres régions. Attention aux charges : lorsque le revenu est exonéré, les charges ne sont pas déductibles des revenus fonciers imposables d’autres immeubles et ne peuvent donc pas dégager de déficit.

LE SORT DES DEFICITS FONCIERS

Si vous possédez plusieurs immeubles, le déficit d’un immeuble doit d’abord être déduit des revenus positifs de vos autres immeubles. Ce n’est que lorsque le résultat d’ensemble est négatif, qu’il convient d’analyser l’origine du déficit afin de le déduire soit du revenu global soit des revenus fonciers ultérieurs.

Seuls sont imputables sur votre revenu global, les déficits fonciers qui résultent de dépenses autres que les intérêts d’emprunts. L’imputation est limitée annuellement à 70 000 F et à 100 000 F pour les logements neufs bénéficiant du régime de l’amortissement PERISSOL.

Lorsque le déficit est supérieure à 70 000 F (ou 100 000 F), ou s’il provient des intérêts des emprunts il est uniquement imputable sur les revenus fonciers des dix années suivantes (immeubles urbains ou ruraux).

LES CONDITIONS

L’imputation d’un déficit foncier sur le revenu global n’est définitive que si l’immeuble concerné est loué jusqu’au 31 décembre de la troisième année qui suit celle de l’imputation.

Important : si l’immeuble cesse d’être loué dans les 3 années qui suivent celle au titre de laquelle la déduction a été effectuée, la déduction du revenu global est remise en cause, sauf si l’abandon de la location est motivé par un licenciement, une invalidité ou un décès ou en cas d’expropriation de l’immeuble ayant donné lieu à déficit.

IMMEUBLES SP�CIAUX ET NON PLAFONNEMENT DES DEFICITS

Le sort fiscal réservé aux propriétaires qui investissent dans certains secteurs immobiliers est parfois très intéressant. Ainsi, sont déductibles sans limitation du revenu global les déficits (à l’exception des intérêts d’emprunt) provenant des immeubles ayant fait l’objet d’opérations de restauration dites "loi Malraux", les immeubles situés en zones franches urbaines, les monuments historiques et les immeubles détenus en nue-
propriété, possédés directement ou indirectement.

OPERATIONS "LOI MALRAUX" :

Pour les autorisations de travaux obtenues avant le 1er janvier 1995, sont concernés les immeubles situés dans un secteur sauvegardé ou dans un périmètre de restauration immobilière. Pour les autorisations de travaux obtenues après le 1er janvier 1995, sont concernés les immeubles situés dans un secteur sauvegardé ou dans une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager. Les travaux doivent être réalisés dans le cadre d’une opération groupée de restauration immobilière ou consister en la restauration complète d’un immeuble.

IMMEUBLES SITUES DANS UNE ZONE FRANCHE URBAINE

Les déficits qui résultent d’une opération de réhabilitation complète des parties communes d’un immeuble situé dans une zone franche urbaine sont déductibles du revenu global sans plafonnement du revenus des propriétaires depuis le 1er janvier 1997. Toutefois, les travaux doivent faire l’objet d’une convention, approuvée par le préfet, par laquelle le propriétaire s’engage réhabiliter complète les parties communes. Le propriétaire doit également s’engager à louer les locaux nus à usage de résidence principale du locataire pendant une durée de six ans.

IMMEUBLES POSS�D�S EN NUE-PROPRIETE

Dans le cas d’une nue-propriété d’un immeuble acquise par succession (ou par donation effectuée sans charge ni condition et consentie entre parents jusqu’au 4e degré inclusivement) :

- le déficit provenant uniquement de dépenses de grosses réparations est déductible du revenu global sans limitation de montant ;

- les autres dépenses dont le nu- propriétaire a personnellement et effectivement supporté la charge ainsi que les intérêts d’emprunts contractés pour financer les grosses réparations sont à déduire uniquement des revenus fonciers éventuels provenant d’autres immeubles (urbains ou ruraux) ou à défaut des revenus fonciers des 10 années suivantes.

Pour les autre nues-propriétés, le déficit provenant de dépenses de grosses réparations ou autres est déductible des revenus fonciers éventuels provenant d’autres immeubles (urbains ou ruraux) ou à défaut des revenus fonciers des 10 années suivantes.

IMMEUBLES HISTORIQUES

Le déficit foncier est déductible sans limitation de du revenu global, après compensation éventuelle avec les revenus nets des vos autres immeubles.

 

Etienne LANGEVIN

 

A COMPTER DE 1999, LA D�CLARATION DE DROIT DE BAIL EST REMPLAC�E

Depuis la déclaration des revenus 1999, le droit de bail et la taxe additionnelle au droit de bail sont supprimés.

Ils sont remplacés, lorsque les revenus annuels dépassent 12 000 F, par une contribution représentative du droit de bail (CRDB) et éventuellement une contribution additionnelle (CACRDB qui ne s’applique qu’aux revenus des locaux de plus de 15 ans) calculées sur les loyers encaissés au cours de l’année civile 1998 et non plus sur les loyers courus entre le 1er octobre 1998 et le 30 septembre de l’année d’imposition.

La CRDB ne sera pas due au cours de l’année 2000 pour les locations inférieures à 36 000 F en 1999 et elle cessera de s’appliquer aux revenus perçus à compter du 1er janvier 2000.

En revanche, la contribution additionnelle sera maintenue mais sous la dénomination de contribution annuelle sur les revenus des bailleurs (CARB).

Simplification : il suffit de déclarer les loyers soumis à ces nouvelles contributions dans la déclaration de revenus fonciers.

En contrepartie, vous n’aurez plus à remplir la déclaration de droit de bail en fin d’année… et le montant de ces contributions figurera sur votre avis d’impôt sur les revenus.

 

 

REGIME MICRO FONCIER

Simplifiez vous la déclaration des revenus fonciers !

Si vos revenus fonciers bruts (total des loyers et recettes accessoires moins les charges) n’excèdent pas 60 000 F, vous pouvez opter pour le régime des micro fonciers. Vous pourrez déduire directement 40 % au titre des charges, sans autre justification.

Aucune déclaration spéciale de revenus fonciers n’est à remplir. Cette option est irrévocablement exercée pour 3 ans et cesse lorsque le seuil des 60 000 F est dépassé.



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